Hellboy et Guillermo del Toro, cinéma et jeux vidéo
Dans le numéro 192 de septembre du magazine Edge, Guillermo del Toro s'exprime dans une courte interview consacrée à Hellboy II : The Golden Army (le film) et Hellboy : The Science of Evil (le jeu).
Afin de démontrer sa qualité de gamer émérite, Del Toro liste les jeux qui l'ont particulièrement marqué : les classiques Pong (qu'il estime être un marqueur de son âge avancé), Asteroids et Galaga, ainsi que Cosmology of Kyoto, le jeu vidéo existentialo-historique (si, si, ça existe).
Inévitablement, le réalisateur se prononce sur l'éternelle question des rapports cinéma / jeux vidéo :
Son point de vue est essentiellement axé sur l'aspect narratif et il est partiellement en contradiction avec l'avis de Ralph Eggleston, production designer de Wall-E (le film). De plus, si Ico et Shadow of the Colossus sont des jeux exceptionnels, très différents de ce qui fait l'ordinaire des diverses consoles de salon, ils le doivent essentiellement à leur atmosphère, finement ciselée (ambiance sonore comprise). En terme de narration, ils sont loin d'être révolutionnaires (sauver la princesse ? encore...).
En attendant les chef-d'oeuvres promis par Del Toro, les rapports des films et des jeux vidéo se limitent souvent à la déclinaison d'un support vers l'autre, au sein de la grande machine à laver de l'entertainment (laquelle a horreur et du vide, et de la nouveauté).
* They are an incredible storytelling tool, one that filmakers should embrace instead of reject. In the next ten years, they'll yield a couple of narrative masterpieces. Already, they allow you to tap in to a more immersive narative experience than most movies. Not all, but most.
Afin de démontrer sa qualité de gamer émérite, Del Toro liste les jeux qui l'ont particulièrement marqué : les classiques Pong (qu'il estime être un marqueur de son âge avancé), Asteroids et Galaga, ainsi que Cosmology of Kyoto, le jeu vidéo existentialo-historique (si, si, ça existe).
Inévitablement, le réalisateur se prononce sur l'éternelle question des rapports cinéma / jeux vidéo :
Ils (les jeux) sont un incroyable instrument narratif, du type que les cinéastes devraient embrasser au lieu de rejeter. Dans les 10 prochaines années, ils vont engendrer quelques chef-d'œuvres narratifs. Dés à présent, ils vous permettent de vous plonger dans une expérience plus immersive que la plupart des films. Pas de tous, mais de la plupart.*Sachant que pour l'instant, il n'y a que deux jeux que Del Toro considére comme des "chef-d'oeuvres" : Ico et (sa pseudo-suite) Shadow of the Colossus, sur PS2.
Son point de vue est essentiellement axé sur l'aspect narratif et il est partiellement en contradiction avec l'avis de Ralph Eggleston, production designer de Wall-E (le film). De plus, si Ico et Shadow of the Colossus sont des jeux exceptionnels, très différents de ce qui fait l'ordinaire des diverses consoles de salon, ils le doivent essentiellement à leur atmosphère, finement ciselée (ambiance sonore comprise). En terme de narration, ils sont loin d'être révolutionnaires (sauver la princesse ? encore...).
En attendant les chef-d'oeuvres promis par Del Toro, les rapports des films et des jeux vidéo se limitent souvent à la déclinaison d'un support vers l'autre, au sein de la grande machine à laver de l'entertainment (laquelle a horreur et du vide, et de la nouveauté).
* They are an incredible storytelling tool, one that filmakers should embrace instead of reject. In the next ten years, they'll yield a couple of narrative masterpieces. Already, they allow you to tap in to a more immersive narative experience than most movies. Not all, but most.


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