La vraie raison de l'échec de Barack Obama...
Au lendemain d’un intense effort promotionnel du candidat démocrate à la Maison Blanche (message télévisé d’une demi-heure sur 3 chaînes nationales, présence,via une liaison satellite, au Daily Show de John Stewart et meeting conjoint avec Bill Clinton en Floride) et alors qu’il est en tête dans les sondages, on peut se demander si Barack Obama va réellement devenir le 44e président des États-Unis d’Amérique.
En fait, si Barack Obama échoue à l'élection présidentielle américaine, dans un peu moins d'une semaine, il se pourrait que ça ne soit pas à cause du ressentiment de certains partisans de Hillary Clinton, ni du fait du racisme latent des électeurs ou de ses liens plus ou moins distants avec des pasteurs controversés ou d'anciens gauchistes radicaux, ou encore de sa supposée inexpérience, mais bien parce qu'il ne maîtrise pas les analogies impliquant Batman et Robin.
Délaissant le parallèle Lone Ranger / Tonto pour qualifier Bush et McCain, Obama a expliqué à son auditoire d’Albuquerque, Nouveau-Mexique, lors d’un rassemblement samedi 25 octobre, que les tentatives du candidat républicain pour se démarquer de l’impopulaire président étaient aussi peu crédibles que "Robin s'énervant contre Batman".
Or, comme chacun sait... (et comme il est brillamment résumé dans ce strip de Shortpacked).
En réalité, Barack Obama a filé la métaphore, la citation complète est :
L’esprit de cette citation est difficile à traduire car elle fait appel à deux concepts très connotés. “Maverick”, qui est l'appellation adoptée par le camp McCain, peut être rendu par différents termes français qui font référence à une originalité, à un non-conformisme. Un maverick étant aussi, dans le champ politique, un outsider, autre terme difficilement transposable.
Le sidekick est le compagnon du héros mais aussi un faire-valoir qui est, le plus souvent, dans une position d’infériorité en terme de potentialité, de force ou de (super)pouvoirs. Les cinéphiles se souviendront par exemple que dans Sky High (L’école fantastique, Mike Mitchell, 2005), les étudiants les moins impressionnants sont impitoyablement relégués au rang de sidekicks au moment de leur admission. Il existe même un euphémisme (Hero Support) pour décrire leur cursus !
Preuve ultime (?) que la comparaison d’Obama est, en l'occurrence, ratée, Robin est cité comme exemple de sidekick ayant transcendé sa condition sur la page wikipedia consacrée au concept :
Un président un peu hip-hop, peut-être, mais encore un effort, si vous voulez être geek !
En fait, si Barack Obama échoue à l'élection présidentielle américaine, dans un peu moins d'une semaine, il se pourrait que ça ne soit pas à cause du ressentiment de certains partisans de Hillary Clinton, ni du fait du racisme latent des électeurs ou de ses liens plus ou moins distants avec des pasteurs controversés ou d'anciens gauchistes radicaux, ou encore de sa supposée inexpérience, mais bien parce qu'il ne maîtrise pas les analogies impliquant Batman et Robin.
Délaissant le parallèle Lone Ranger / Tonto pour qualifier Bush et McCain, Obama a expliqué à son auditoire d’Albuquerque, Nouveau-Mexique, lors d’un rassemblement samedi 25 octobre, que les tentatives du candidat républicain pour se démarquer de l’impopulaire président étaient aussi peu crédibles que "Robin s'énervant contre Batman".
Or, comme chacun sait... (et comme il est brillamment résumé dans ce strip de Shortpacked).
En réalité, Barack Obama a filé la métaphore, la citation complète est :
It's like Robin getting mad at batman. John McCain hasn't been a maverick. He's been a sidekick when it comes to George Bush's economic policies.
C’est comme Robin s'énervant contre Batman. John McCain n’a pas été un électron libre. Il a été un compagnon fidèle quand il s’agit de la politique économique de George Bush.
L’esprit de cette citation est difficile à traduire car elle fait appel à deux concepts très connotés. “Maverick”, qui est l'appellation adoptée par le camp McCain, peut être rendu par différents termes français qui font référence à une originalité, à un non-conformisme. Un maverick étant aussi, dans le champ politique, un outsider, autre terme difficilement transposable.
Le sidekick est le compagnon du héros mais aussi un faire-valoir qui est, le plus souvent, dans une position d’infériorité en terme de potentialité, de force ou de (super)pouvoirs. Les cinéphiles se souviendront par exemple que dans Sky High (L’école fantastique, Mike Mitchell, 2005), les étudiants les moins impressionnants sont impitoyablement relégués au rang de sidekicks au moment de leur admission. Il existe même un euphémisme (Hero Support) pour décrire leur cursus !
Preuve ultime (?) que la comparaison d’Obama est, en l'occurrence, ratée, Robin est cité comme exemple de sidekick ayant transcendé sa condition sur la page wikipedia consacrée au concept :
It is also possible in certain cases for sidekicks to grow out of their role of being a second fiddle to the hero and become independent heroes in their own right. Dick Grayson is one such example, having outgrown the mantle of Robin when he was under Batman and taken up the new identity of Nightwing.
Un président un peu hip-hop, peut-être, mais encore un effort, si vous voulez être geek !
- Comment traduire maverick en français ? sur le blog de Bernard Girard
- Obama: McCain is to Bush as Robin is to Batman (CNN Politics)


5 commentaires:
Ah ouais mais attention, Obama parle de Robin, pas spécifiquement de Dick Grayson ! Dieu sait si le sens de la métaphore peut radicalement mutée en fonction du Robin dont il est question.
Dr Sugizo au rapport !
Sinon Obama/Comicstrip related :
http://www.buzzle.com/showImage.asp?image=30981
Des étudiants afro-ricains ont réussi à être choqué en tombant dessus dans leur gazette universitaire, visiblement...
http://pwbeat.publishersweekly.com/blog/2008/10/30/keith-knight-cartoon-causes-kerfluffle-in-jersey/
C'est moche mais c'est pas ma faute, je sais pas faire de liens url sur vos blogs chelous !
Ah et Maverick/Previouspost related, tant qu'on y est :
http://www.buzzle.com/showImage.asp?image=31126
Ah! Alors!
Si on si dit qu'Obama parlait en fait de Jason Todd, la métaphore est encore plus foireuse. Jason, c'est le Robin énervé (impulsive, reckless, and full of rage) qu'arrêtait pas de s'accrocher avec Bruce. Le Robin Maverick quoi! DUH! (Et puis surtout c'est un peu glauque si tu files la métaphore jusqu'au bout puisque c'est surtout le Robin mort... Donc, non.)
Tim Drake, alors? Pareil, ça colle pas. Il ne correspond pas à la définition du sidekick tel qu'il se présentait durant le golden age, le Tim. Il fait son apparition en 89 et du coup il est beaucoup plus "moderne" dans sa conception. D'ailleurs il a sa propre série et sa propre rogues gallery quoi.
Une des Robinettes, maybe? Très franchement, j'en doute. Et n'oublions pas qu'une très grande majorité de la population vit dans l'ignorance totale et s'imagine qu'il n'y a jamais eu qu'un seul Robin, hein! Et j'ai bien peur qu'il ne nous faille admettre qu'Obama est indeed un de ces malheureux ignorants qui capte rien aux choses fondamentales de la vie quoi. C'est too bad, mais en même temps je vote pas la semaine prochaine. Et heureusement parce que j'aurais été bien embêté...
WRONG ON BATMAN !!
No Palin, no win.
Mark my words!
Enregistrer un commentaire