Marianne & Metallica
En lisant la seconde autobiographie de Marianne Faithfull, Memories, Dreams and Reflections (2007), on peut s'étonner de ne pas y trouver d'allusion à sa collaboration avec Metallica sur la chanson The Memory Remains (album ReLoad, 1997).
Mais récemment, un des internautes participant au chat Télérama (19/11/08) avec Faithfull lui a posé une question en rapport avec cette intrusion un peu inattendue dans le metal :
Jaybee : Parlez-nous de votre collaboration avec Metallica, en 1997 sur la chanson The memory remains. Une association assez étonnante à première vue, non ?
Marianne Faithfull : J'ai vraiment apprécié de travailler avec Metallica, nous nous sommes bien amusés lors de l'enregistrement à Dublin et lors du tournage du clip à Los Angeles. Je suis une immense fan de Metallica.
Le clip dont il est question met en scène le groupe sur une sorte de plateforme pivotante pendant que Marianne Faithfull interprète ses vocalises (le texte de son refrain se limitant à "Nananananana") tout en jouant de l'orgue de barbarie, habillée en clown triste.
Un accoutrement qui rappelle un peu Gelsomina dans La Strada. Ce qui n'est d'ailleurs pas la seule référence cinématographique rattachée à la chanson, qui parle d'une star désuète (faded prima donna) et qui pourrait avoir été inspirée par Sunset Boulevard (Heavy rings hold cigarettes / Up to lips that time forgets / While the hollywood sun sets / Behind your back).
Hetfield et Ulrich, qui co-signent la chanson, en profitent également pour compléter la formule usuelle accompagnant les obsèques anglophones avec un terme cinématographique (Ash to ash / Dust to dust / Fade to black, ou comme James Hetfield le chante, “Fade to blaaaaaaaaack”). De façon plus subtile, on peut (difficilement) entendre Marianne Faithfull murmurer à la fin de la chanson "Say yes... at least say hello", une portion de dialogue extraite des Misfits de John Huston.
Un accoutrement qui rappelle un peu Gelsomina dans La Strada. Ce qui n'est d'ailleurs pas la seule référence cinématographique rattachée à la chanson, qui parle d'une star désuète (faded prima donna) et qui pourrait avoir été inspirée par Sunset Boulevard (Heavy rings hold cigarettes / Up to lips that time forgets / While the hollywood sun sets / Behind your back).
Hetfield et Ulrich, qui co-signent la chanson, en profitent également pour compléter la formule usuelle accompagnant les obsèques anglophones avec un terme cinématographique (Ash to ash / Dust to dust / Fade to black, ou comme James Hetfield le chante, “Fade to blaaaaaaaaack”). De façon plus subtile, on peut (difficilement) entendre Marianne Faithfull murmurer à la fin de la chanson "Say yes... at least say hello", une portion de dialogue extraite des Misfits de John Huston.
- Les paroles de The Memory Remains
- Le script des Misfits




